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DES SERVICES DE SANTE « MOBILES »

 

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On était habitués aux services de soins infirmiers dans nos villes et nos campagnes. Désormais, il existe des opticiens à domiciles, des bus dentaires ou encore des unités mobiles pour le dépistage du cancer du sein.

 

Des opticiens chez vous

Ce service proposé par le réseau des opticiens mutualistes existe déjà en Bourgogne, en Gironde, dans le Limousin. L’accès à l’optique est amélioré pour les personnes qui rencontrent des problèmes de mobilité. La prise de rendez-vous se fait en expliquant ses besoins et son souhait de monture. Les équipes mobiles vont aussi bien dans les résidences pour seniors que chez les particuliers. Les sollicitations émanent surtout des personnes âgées et/ou qui ne disposent pas de moyens de transport. La visite se déroule comme dans un magasin traditionnel : choix des lunettes, tiers payant, sans frais de déplacement.

Une à deux semaines après le rendez-vous, l’opticien revient avec la paire de lunettes et l’ajuste. On peut même, le cas échéant, tester la monture à son domicile.

 

Des tests auditifs et examens bucco-dentaires chez soi.

Les mutuelles de Vendée proposent, par l’intermédiaire de l’ASPPA santé, le service d’opticien à domicile, mais aussi l’audition et le dentaire. Un test auditif non médical peut-être effectué au domicile, tout comme un nettoyage des appareils auditifs. Si une perte d’audition est constatée, la personne est orientée vers un spécialiste pour un bilan complet.

Pour le dentaire, un des chirurgiens-dentistes de l’ASPPA se déplace dans les structures pour personnes âgées pour un examen. Si des soins sont nécessaires, un rendez-vous dans une structure dentaire de proximité est proposé avec un délai d’attente le plus court possible.

Personnes âgées et/ou handicapées, l’ASPPA Santé s’adresse à tous ceux qui se trouvent en situation de dépendance physique, psychique, sensorielle ou environnementale.

 

Une unité mobile pour le dépistage du cancer

Première cause de décès par cancer des femmes de moins de 65 ans, le cancer du sein touche 1 femme sur 10. Plus le dépistage est précoce, plus les chances de guérison sont élevées.

Tous les deux ans, les Ornaises de 50 à 74 ans (soit près de 50 000 personnes) ont l’occasion d’effectuer une mammographie à proximité de leur domicile.

L’Orne a été le premier département à mettre en place, en 1992, des campagnes de dépistage gratuit par unité mobile : le mammobile 61. La patiente est informée par courrier et invitée personnellement à passer l’examen. Après avoir renseigné la fiche d’informations, un(e) manipulateur (trice) effectue la mammographie (2 clichés par sein).

Les radiographies sont immédiatement développées, envoyées au Centre de gestion d’Alençon et lues par deux radiologues différents. Elles sont comparées le cas échéant, avec les clichés de la campagne précédente.

Les résultats sont communiqués à la personne, ainsi qu’à son médecin traitant, dans un délai de 2 à 3 semaines. Le médecin décide des examens complémentaires à effectuer lorsque les anomalies sont constatées. Dans 90% des cas, celles-ci se révèlent sans gravité après contrôle.

Les personnes qui n’ont pas pu se rendre au Mammobile reçoivent une relance qui leur donne la possibilité d’aller se faire dépister dans un cabinet de radiologie ou dans un hôpital du département.

Des tests similaires sont effectués dans l’Hérault par l’Association Montpellier-Hérault pour le dépistage du cancer du sein (AMHDCS).

 

Un bus dentaire pour les plus démunis

Des dentistes bénévoles sillonnent la région parisienne à l’aide d’un « bus social dentaire » pour apporter un service aux personnes en situation d’exclusion. Il s’agit souvent de personnes en grande précarité, en fin de droit ou dépourvus de couverture sociale. Les soins d’urgence sont dispensés gratuitement, sans feuille de soins. Pour la pose de prothèses ou d’implants divers les patients sont orientés vers le circuit général des soins.

Le bus se déplace dans les Hauts-de-Seine, en Seine-Saint-Denis et dans le XIIème arrondissement de Paris. Il est soumis à autorisation préfectorale pour stationner.

L’eau et l’électricité sont acheminées à la station mobile. En plus des chirurgiens bénévoles, trois salariés en l’occurrence, une coordinatrice, une assistante sociale et un conducteur sont présents. L’association travaille avec un réseau associatif composé de Médecins du monde, la Croix Rouge et les Restos du Cœur.

 

L’avis de l’Association INDECOSA CGT

Si ces services apportent un complément pour les personnes isolées ou en situation d’exclusion. Ils ne résolvent pas à eux seuls la question des déserts médicaux. Pour l’INDECOSA CGT, il faut une réponse forte des pouvoirs publics avec l’installation de centres de santé au plus près des populations. Rien qu’en région parisienne, plus d’une dizaine de centres de santé ont fermé depuis 1996, notamment dans les zones fragiles comme la Seine-Saint-Denis. Ces  centres de santé sont les seuls modèles d’organisation ambulatoire qui garantissent, par leurs statuts, l’accès pour toutes et tous aux soins de proximité et de qualité. Nous avons besoin de centres de santé rattachés aux hôpitaux et organisés pour accueillir les jeunes médecins là où la densité médicale accuse un déficit.

Arnaud FAUCON



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