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LETTRE DE LA PRESIDENTE DE CONSO FRANCE SUITE AU CNC DU 16 JANVIER 2018

 

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LETTRE DE LA PRESIDENTE DE CONSO FRANCE

SUITE AU CNC DU 16 JANVIER 2018

 

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Bonjour Monsieur le Ministre, Bonjour Madame la Directrice,

Monsieur le Ministre, les associations de ConsoFrance saluent votre participation à ce CNC. Comme vous l’avez précisé hier lors de votre discours, la situation de Lactalis et les conséquences graves sur des enfants est un sujet éminemment sensible, les associations de consommateurs sont de fait en première ligne. Nous sommes sollicités par des familles qui sont touchées, bon nombre ont l’impression d’être livrées à elle-même alors que les médias disent le contraire.

L’affaire Lactalis nous amène à nous questionner sur la sécurité des produits alimentaires que l’on consomme. Cette affaire n’est pas isolée puisqu’elle fait suite à celle des œufs au Fipronil.

Nous faisons le constat qu’il existe des failles dans le contrôle effectué par les entreprises.

Trop souvent, elles sont dues à une volonté de faire des gains de productivité au détriment de la sécurité que ce soit sanitaire ou pour les salariés. À titre d’exemple, dans l’usine de CRAON, la méthode LEAN impose aux salariés le lavage des machines en fin de poste alors que celles-ci devraient être faites par des équipes spécifiques et formées. Même si nous devons refuser des conclusions hâtives, la présence de salmonelle aurait peut-être pu être évitée si des contrôles tout au long de la chaîne de l’arrivée du lait jusqu’au conditionnement avaient été effectués.

Les autocontrôles ont toujours existé pour les métiers de bouche, mais ils ne peuvent à eux seuls garantir une sécurité optimale.

Les services de la DGCCRF et des services vétérinaires sont indispensables et ne doivent pas être sacrifiés sur l’autel des économies budgétaires. Au contraire, ils devraient être renforcés en moyens humains et matériels, car ils garantissent des contrôles objectifs et sans parti pris.

Quant à nous, associations de consommateurs, nous devons être des interlocuteurs reconnus et non pas considérés comme de simples spectateurs. Pour cela, nous souhaitons être partie prenante quand des crises comme celle-ci surgissent. Nous informer c’est bien, nous associer c’est mieux !

Ce scandale doit nous faire réfléchir à donner parallèlement aux autorités de contrôle plus de prérogatives à la fois aux salariés par un véritable droit d’ingérence, mais également aux associations de défense des consommateurs en tant que lanceurs d’alertes.

Nous avons vécu l’expérience traumatisante de la vache folle qui a entraîné une grave crise de confiance des consommateurs et pénalisé toute une filière.

Dans l’affaire Lactalis, nous serons intransigeants et nous nous réservons le droit de nous constituer partie civile.

Martine SELLIER

Présidente de ConsoFrance

Présidente d’INDECOSA-CGT



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