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PRODUITS ALIMENTAIRES QUEL ETIQUETAGE ? QUELLES INDICATIONS SE REVELENT OBLIGATOIRES

 

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Pas trop salé, pas trop sucré, pas trop gras. On nous dit de faire attention à ce que nous mangeons, mais il n’est pas facile de décrypter les étiquettes des aliments transformés que nous achetons. D’autant qu’en plus de la qualité nutritionnelle, il y a aussi les ingrédients et leur quantité, les lieux de culture, d’élevage et de transformation des matières premières, les additifs, les allergènes, les OGM, les labels…

Savoir exactement ce que l’on mange représente ainsi une véritable difficulté.

 

Une information peu claire.

Concernant l’étiquetage nutritionnel des produits préemballés, les professionnels de l’agro-alimentaire ont donc l’obligation depuis le 13 décembre 2016 d’inscrire sur les emballage un ensemble d’information en particulier la valeur énergétique, les quantités de matières grasses, d’acides gras saturés, de glucide, de sucre, de protéines et de sel. L’information est essentielle mais, peu claire, ne permet pas de lutter vraiment contre l’un des problèmes majeurs de santé publique : en France 54% des hommes et 44% des femmes sont ainsi en surpoids ou obèses. La prévalence de l’obésité est estimée à 17% sans distinction entre les hommes et les femmes.

La comparaison des données indique d’ailleurs, à ce titre, une stabilité des chiffres*.

 

Un logo simple et efficace

Face à ce constat alarmant, les pouvoirs publics ont tenté d’agir. En octobre 2017, un système d’étiquetage nutritionnel simplifié a fait son apparition : le Nutri-Score. Il s’agit d’un logo qui situe le produit sur une échelle de qualité nutritionnelle allant de la lettre A en vert foncé pour les plus qualitatifs, à la lettre E en rouge pour les moins qualitatifs. L’attribution du logo repose sur le calcul d’un résultat prenant en compte une composante dite « négative » et une autre «positive ». Pour le consommateur ce logo représente une synthèse des valeurs nutritionnelles (dont l’indication reste obligatoire). Sa lecture est rapide. Il est facile à comprendre et, surtout, à comparer.

 

Mais facultatif

Problème : ce logo n’est pas obligatoire ! Conformément à la réglementation européenne. Il ne peut reposer que sur le volontariat des entreprises. Certains industriels et distributeurs comme Danone (produits frais France), Bonduelle, Auchan France et Casino l’ont adopté, d’autres s’y refusent catégoriquement. C’est ainsi que Neslé, Coca Cola, PepsiCo, Mondelez ou bien encore Unilever s’opposent activement, par lobbies interposées, à toute information transparente sur les emballages. Le système Nutri-Score, bien que mis en place par le ministère des Solidarités et de la Santé et le ministère de l’Agriculture, n’est donc pas prêt à se généraliser.

Michèle BERZOSA

*étude ESTEBAN 2014-2016 menée par Santé publique France

 

L’AVIS D’INDECOSA CGT

Le Nutri-Score représente un pas en avant utile dans l’information du consommateur. Malgré tout, son caractère non obligatoire permet à de nombreux industriels de s’en affranchir et d’établir leur propre système d’évaluation pour masquer la réalité de leurs produits. Par ailleurs, en l’absence de mesures en matière de pouvoir d’achat, nous sommes réservés sur la portée des démarches d’information des consommateurs. De nombreuses études démontrent en effet que l’obésité et le surpoids sont plus fréquents chez les ménages les plus modestes. Mais ceux-ci ont-ils d’autres solutions que le choix d’un produit à bas coût avec un mauvais Nutri-Score ?

Contacts : indecosa@cgt.fr et indecosa.cgt.fr



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